Aigle commun (Myliobatis aquila). Répartition : Atlantique oriental et Méditerranée.. Statut de conservation : En danger critique.
L’aigle commun, Myliobatis aquila, glisse dans les eaux de l’Atlantique oriental, de la Méditerranée et du sud-ouest de l’océan Indien grâce à un disque rhomboïdal élégant qui peut atteindre 183 cm de longueur et une envergure en forme d’aile allant jusqu’à 80 cm. Sa surface dorsale scintille dans des tons de brun ou de noir, tandis que le ventre est d’un blanc éclatant, un contraste qui évoque son mode de vie en pleine mer. Les femelles sont plus grandes que les mâles, et les deux sexes possèdent une longue queue fine couronnée d’une unique épine redoutable qui occupe environ les deux-tiers de la longueur de la queue. Sous la peau lisse, une rainure médio-dorsale abrite des glandes productrices de venin, rappel que ce nageur gracieux porte une défense puissante. Dans les fonds sablonneux peu profonds, souvent à moins de 50 m de profondeur, mais aussi jusqu’à 800 m, l’aigle commun recherche des invertébrés benthiques, broyant crustacés, bivalves, vers polychètes et pennatulacés avec son mosaïque de dents hexagonales en forme de plaques. Les individus plus grands ajoutent de petits poissons à leur menu, reflétant un changement d’alimentation au fur et à mesure de leur croissance. Un trait surprenant est sa stratégie reproductive : le raie est ovovivipare, nourrissant de trois à sept embryons à l’intérieur de la mère pendant six à huit mois, d’abord sur le vitellus puis sur des sécrétions utérines, avant de donner naissance à des petits vivants qui prennent immédiatement le large. Des groupes de dizaines se rassemblent durant cette période, un spectacle éphémère de reproduction collective qui laisse entrevoir un rythme social complexe sous les vagues.
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