En 1758, Linnaeus classe ce poisson dans le genre monotypique Anarhichas, en faisant l'espèce type – un loup solitaire taxonomique dont les dents « lupus » soulignent une morsure déjà légendaire.
Le plus grand Loup Atlantique jamais mesuré atteignait 1,5 m et pesait près de 18 kg, l’équivalent d’un petit adulte, prouvant que ses mâchoires peuvent briser des coquilles qui fêleraient la plupart des prédateurs.
Vivant sur le fond marin entre 20 et 500 m, dans des eaux glaciales jusqu’à –1 °C, il fabrique un antigel naturel qui maintient son sang fluide, une astuce bio qui le fait survivre où la plupart des poissons gèleraient.
Les femelles pondent des œufs de 5,5-6,0 mm – parmi les plus gros du règne ichthyologique – et le mâle garde la ponte jusqu’à quatre mois, restant au nid jusqu’à l’indépendance des alevins, une rare parentalité chez les poissons.
Les prises américaines de Loup Atlantique sont passées de 1 207 t en 1983 à seulement 64,7 t en 2007, soit une chute de 95 %, révélant la sensibilité de l’espèce comme indicateur des écosystèmes benthiques froids.
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En bref
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