Lagopède alpin (Lagopus muta)
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Lagopède alpin

Lagopus muta
Préoccupation mineure
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Lagopède alpin (Lagopus muta). Répartition : Arctique et subarctique. Statut de conservation : Préoccupation mineure.

Faits fascinants sur le Lagopède alpin

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En bref

RépartitionArctique et subarctique

À propos du Lagopède alpin

Le lagopède alpin (Lagopus muta) est une perdrix de taille moyenne, mesurant 34–36 cm de long avec une queue de 8 cm et une envergure de 54–60 cm, et pesant 440–640 g. Son plumage est une véritable leçon de camouflage saisonnier : en hiver, les oiseaux sont drapés d’un blanc immaculé, interrompu seulement par des plumes de queue extérieures noires et une fine ligne oculaire, tandis qu’au printemps et en été ils arborent des tons gris, bruns et des rouges subtils sur le dos, avec des ailes et un dessous blancs chez les mâles en période de reproduction. Un bec fin et des lores noires chez les mâles le distinguent du lagopède des saules, et ses habitats de haute altitude, montagnes arides, du Cordillère arctique aux Alpes japonaises, renforcent son apparence austère, parsemée de rochers. Dans la nature, les lagopèdes alpins sont en grande partie sédentaires, mais les populations les plus septentrionales, comme celles de Svalbard et de la Terre de Franz Josef, entreprennent des déplacements impressionnants sur de longues distances, traversant le détroit du Danemark (300 km) et parcourant plus de 1 000 km entre les sites de reproduction et d’hiver. Leur alimentation varie selon les saisons : en Alaska, ils picorent des bourgeons de peuplier, de bouleau nain et de saule en hiver, passent aux airelles rouges et aux canneberges au printemps, et se régalent de feuilles de saule, de fleurs de Dryas et d’insectes pendant le bref été arctique. Un trait surprenant est leur capacité limitée à stocker les graisses : la plupart des individus ne portent qu’environ 20 g de tissu adipeux toute l’année, suffisant pour seulement deux jours sans nourriture, à l’exception du sous-espèce de Svalbard, qui peut accumuler 100 g de graisse, prolongeant ainsi la survie à dix jours. Cette physiologie maigre les oblige à se nourrir fréquemment, même pendant les hivers les plus rigoureux, faisant du lagopède alpin un fourrageur infatigable et adaptable de la toundra des hautes latitudes.

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